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Une petite promenade au travers du Tarot….

L’ETOILLE ou LE TOULE, étoile et source…

Dans cette étape de croissance, l’Arcane XVII, là, je peux poser mon genou en terre , ce lieu est béni, c’est le lieu sacré de mon identité. Je suis alors dans mon féminin intérieur, la source de vie ruisselle et abonde, l’énergie circule. L’oiseau sur l’arbre incarne les principes spirituels ,prêt à l’envol .Les huit étoiles témoignent de l’infini, car je ne suis plus limité par le temps et l’espace ,je retrouve ma conscience d’origine qui prend naissance dans un univers quantique où le temps et l’espace n’existent pas.

    UNE PETITE  PROMENADE  DANS LE TAROT stage Tarot initiatique

 Premier septennaire

 D’abord le Mat. Le mat est au début et à la fin, il est « l’alpha et l’omega » celui qui était, qui est et qui vient, le Je Suis, hors du temps et de l’espace, le point zéro, au sens de zéro limite et de zerah, la semence en hébreu.

Il faut entrer dans le tarot comme en Soi, nous entrons dans nos profondeurs. Je suis le Tarot; il me représente, tous les éléments présents me représentent, me réfléchissent comme un miroir. Il en est ainsi des contes, des rêves, des mythes. Je me pose alors la question: je suis le Mat, que suis-je en train de faire? A quoi cet arcane me renvoie? Où en suis-je là? Le sol sur lequel je marche est sacré , de par ses couleurs, bleu ciel, qui indique aussi que j’ai uni le ciel et la terre, et solaire, jaune, intuitif, royal. Ma chair est pétrie de cette terre, la végétation est de couleur chair. Je suis de tous les temps et hors du temps, je marche, la tête levée vers le ciel, mon chien me suit et même me pousse en ce chemin. le chien, keleb en Hébreu, nous parle du coeur,  lev,je suis poussé , agi, par mon coeur. Par ailleurs, mon animalité est devenue bleue, tout est unifié: la part animale, la part humaine, la part divine. Je porte dans ma besace, dans mon corps, le trésor, figuré par la couleur or.

 Et tout commence dans un silence, le silence du alef.  Me voici, avec tous les possibles, dans mes mains, sur moi, et sur la table, établi ou autel : Le bateleur. Cette table est ma chair, mon corps, autel sacré, autel du sacrifice dans ce sens de faire sacré. Je regarde vers le Mat: il est en moi celui qui est déjà réalisé, mon guide en ce voyage si je prends soin de l’écouter, de le regarder. Je porte en moi la quintessence, représentée par les cinq boutons bleus. Le denier que je tiens dans ma main droite se situe au centre de la carte, c’est là d’où je viens et vers où je vais. Je porte le féminin représenté par cette sphère jaune et masculin, par ce bâton bleu. Les dés sont jetés ! A moi d’entrer de plain pied dans le grand Jeu cosmique, dans le Je. De devenir sujet, ne pas rester au stade d’objet.

Mon chapeau s’ouvre sur l’infini et mes boucles d’or témoignent de ma nature royale et solaire. La terre est ma chair, la terre est ma mère. Entre mes mollets pousse un arbre, symbole d’immortalité. Si je regarde bien cette forme blanche, noire et jaune entre mes jambes, je vois comme un sexe de femme, le vagin ouvert de la terre mère, de la grande mère qui m’enfante…où est-elle?

Je la trouve tout à côté, dans l’arcane II, la Papesse au teint blanc. Elle est derrière moi et me couve du regard…En fait, elle pourrait être devant car elle me précède en tant que mère. Comme dans le Berehshit, le premier mot de la Torah -tarot, rota- ce beth me parle du temple que je suis et dans lequel je peux lire le livre sacré de la vie: ce livre y est écrit, je peux le lire et j’y suis invité. Dans la Genèse, lire est la deuxième consigne que je reçois: le verbe cara est utilisé et signifie lire, interpréter, nommer. La première invitation est celle qui m’est faite de « manger »,akhol,  qui veut dire, tout unifier.

Je lis et je donne à lire au monde

Dans l’arcane de la papesse, je suis moi-même ce livre de vie, ce livre sacré des annales akashiques.

Je suis la Grande Mère, enceinte de l’oeuf cosmique qui figure sur le côté. Ma robe verte montre ma nature naturante. Dans le Bateleur je suis encore un être en devenir, en gestation, je ne suis pas encore sorti de la matrice. Je suis un potentiel tourné vers son pote en ciel.

La papesse est silencieuse, assise à l’intérieur du temple, comme en témoigne le voile roulé vers le dedans. C’est mon féminin sacré et aussi primitif. Femme initiatrice ou mère toute-puissante, quel aspect me concerne le plus?

A côté, l ‘Impératrice, autre figure de femme et de mère. Elle incarne la parole…elle met en parole à présent ce que la papesse donne à lire. Elle est ma parole, avec elle je communique. J’ai une assise, une assise royale. Je connais mon pouvoir de femme et de mère, mais je tiens mon sceptre dans ma main gauche, près de mon coeur. Ma puissance est réceptive et parle de la puissance du coeur.  Ma main droite est beaucoup plus grande que l’autre, c’est la main de Dieu, posée contre l’aigle d’or qui protège mon côté, mon foie, ma foi. Du moins c’est une main plus masculine. Je suis femme ,avec mon pôle féminin et mon pôle masculin, à droite, et marquée aussi par la pomme d’Adam de mon cou. Le voile de la papesse, roulé vers le dedans, se trouve rabattu et ouvert sur l’extérieur. Mes yeux sont verts, je suis la vie, et je regarde vers la droite, à présent, il s’agit de marcher et d’aller mon chemin de vie. La lettre gimmel parle d e gamal, le chameau qui traverse les grandes étendues du désert.

Je suis féconde, une petite feuille verte fendue signale mon ventre fertile. Contrairement à la papesse si blême, je suis bien charnelle.

A mes pieds on distingue un serpent blanc .Mes pulsions maîtrisées. Le mouvement même de la vie. La vouivre…Dans le Gan Eden, jardin d’Eden, ADN, arrive le serpent, le plus rusé des animaux. Est-il écrit. L’Impératrice est intelligence.

 

Si Papesse représente la gestation, et l’inconscient, Impératrice représente la naissance, la conscience.

Son époux, l’Empereur est carrément tourné vers elle et porte son sceptre, lui, de la main droite. Il est la première figure de père du Tarot et il est là, présent , structurant. L’aigle a pondu son oeuf , l’oeuf que couvait la Papesse, et reçoit l’enfant que l’Impératrice a mis au monde, l’enfant royal.

Le 4 c’est carré. Néanmoins malgré sa virilité affirmée, il porte aussi des caractéristiques féminines.

Sa main gauche est une main de femme, plus petite, et son aigle est une femelle.

L’Empereur met en acte les paroles de sa femme, de son féminin intérieur. Il agit. Ses jambes sont croisées en triangle, comme le Pendu , ou le personnage central du Monde .Bien assis sur son trône, et en même temps prêt à se mettre en mouvement, prompt à réagir.

La lettre correspondante est le Dalet, qui veut dire la porte . C’est un passage, il faut passer par la porte.

A quel passage suis-je invité? Quelle porte ai-je à ouvrir ou bien à fermer? Et vers où aller?

Voici le premier couple du Tarot, un couple royal et bien réel. Mes parents biologiques.

Comme l’Impératrice est l’autre aspect de la mère papesse, le Pape, avoisinant l’Empereur est un autre aspect du père, plus spirituel. Lui va me dire vers où aller, il me montre la direction, le chemin à suivre, et il me bénit. Il transforme en bénédictions les malédictions. Les mal dits, les mots mauvais ou les non dits, il les retourne en leur contraire. C’est le deuxième couple du Tarot, le pape et la Papesse.  Couple spirituel, initiatique. La Papesse était dans le Temple, lui est dehors, les colonnes sont derrière lui. Les deux enfants sont les deux aspects masculin féminin, ou la personne et son double, la personne et son ombre -nous retrouverons ces jumeaux dans l’arcane du Diable , dans la maison-Dieu, et dans le Soleil. Déjà l’enfant né a grandi, et reçoit l’enseignement du père qui par ailleurs leur permet de se séparer de la mère en lui montrant qu’ils ont à marcher vers la droite, quitter les jupes de leur mère. Ils ont approximativement l’âge de l’Oedipe et l’un d’eux cache derrière sa main ,  peut-être comme la lame d’un couteau pour castrer ou tuer le père…donc il est temps pour eux de s’en aller… Le Père leur insuffle l’esprit, la lettre hé est le souffle de vie.

La sagesse du pape est toute habitée par ce souffle de vie. Dans la Genèse ,  Abram devient Abraham et Saraï ,devient Sarah. Tous les deux portent alors dans leur nom ,dans leur identité profonde la lettre Hé , le souffle de vie  , l’esprit.

Voilà, l’enfant est devenu adolescent, jeune homme, il est aux portes de sa vie ,il a franchi la porte de l’Empereur, a suivi un bout de route, il découvre les sentiments amoureux, l’éveil sexuel, mais à présent, il hésite . Un choix est à poser. Rester encore un pied dans l’enfance ou aller vers l’âge adulte? Cet arcane , l’Amoureux, est un arcane ambigu. On peut imaginer plein de scénarios possibles. Le jeune homme hésite entre sa mère et sa fiancée, entre passé et futur, ou il présente sa fiancée à sa mère, ou la jeune fille le présente à sa mère…

Mais il a à faire le lien, à relier . La lettre Vav, le clou, est aussi celle qui relie. Mais l’amoureux c’est peut-être aussi l’ange du soleil qui vient tirer sa flèche.

Quelle est mon hésitation? Suis-je dans la régression ou tournée vers ma réalisation? Quel est mon désir profond?  Suis-je tiraillé, pris dans une dualité ,ou au contraire réceptif, prêt à accueillir l’amour, à me laisser transpercer par cet amour qui me vient d’en-haut, du profond de mon coeur que symbolise le soleil? Prêt à écouter et à faire confiance à mon intuition?

Je n’ai pas tranché, mes pieds et mes jambes sont positionnées de telle sorte que je ne puis avancer…il m’est nécessaire d’avancer…pour cela , je dois trancher, prendre une décision. Le transposé de mes pieds se lit dans l’arcane suivant, le Chariot, dont on remarque les roues positionnées comme mes pieds..

Le septième arcane, le Chariot, me donne la possibilité de trancher, avec la lame du Zaïn qui est la lettre hébraïque correspondante. Je suis prêt à franchir une grande étape de croissance, j’ai pris place dans mon char royal, je suis affermi, confiant, je porte sur mes épaules les figures parentales, voire ancestrales; ce sont aussi comme des lunes qui indiquent que je suis réceptif, que mon cerveau droit fonctionne bien.  Mes chevaux représentent mon masculin et mon féminin, l’un d’eux est une femelle aux longs cils. Encore va t’il falloir que les deux marchent dans le même sens, pour l’instant , ça tire à hue et à dia. Le cheval est la kabale, qui vient du verbe kibel et qui veut dire accueillir. Leur couleur bleu glacier montre qu’ils sont sacrés.

Je peux aussi avoir cette lecture: si ma partie supérieure,  mon intellect , mon mental est bien droit, bien présent, je suis par cette barre rouge transversale transposée de mon diaphragme, coupé de mes instincts. Coupé de mon ressenti. Cela je le rencontre souvent en thérapie, trop nombreuses sont les fois où je me retrouve face à cet arcane avec le consultant, et cette image est un miroir pour lui qui le reflète scindé entre sa persona -les masques sur les épaules peuvent aussi représenter la persona, qui signifie « masque »- ou son mental et sa vie souterraine faite et de pulsions et de contenus psychiques refoulés ou encore inaccomplis…

                                                                                                                A SUIVRE…Livre « Le Tarot Quantique »

                                                                                                                

 

 

 

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